Le FBI empêche un massacre à la Maison Blanche pendant l’événement de l’UFC

Un attentat en deux phases ciblant Donald Trump et ses invités a été déjoué par le FBI. Cinq arrestations, vingt-trois suspects dans le viseur des enquêteurs fédéraux.

Afficher le sommaire Masquer le sommaire

Cinq arrestations, un plan en deux phases, des drones et des tireurs. Un complot présumé visant à transformer une soirée de gala présidentiel en scène de massacre a été démantelé la semaine dernière à Washington. Les enquêteurs ont identifié vingt-trois suspects et procédé à cinq gardes à vue.

Jardin sud, 4 300 places, le gratin de Washington

UFC Freedom 250 s’est tenu dans le jardin sud de la Maison-Blanche le week-end dernier. L’UFC, organisation américaine de sports de combat, avait obtenu l’autorisation exceptionnelle d’installer son octogone dans l’enceinte présidentielle. L’événement célébrait simultanément le 80e anniversaire de Donald Trump et les 250 ans de la signature de la Déclaration d’indépendance. Quelque 4 300 spectateurs occupaient la zone de combat, dont environ 1 200 militaires en activité. Étaient également présents le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, le directeur du FBI Kash Patel et le milliardaire Mark Zuckerberg. Aux abords immédiats, une fan zone accueillait jusqu’à 85 000 personnes.

Un scénario en deux temps

Le plan supposé reposait sur un effet de cascade. Des drones chargés d’explosifs devaient frapper des bâtiments proches du site, déclenchant une évacuation massive et incontrôlée. La foule en fuite aurait alors été dirigée vers des positions de tireurs préalablement embusqués. Fox News Digital a rapporté qu’une seconde phase prévoyait un assaut direct contre la grille de la Maison-Blanche.

Le mercredi 10 juin, le FBI a reçu les premières informations sur la menace. Les éléments réunis dans les heures qui ont suivi ont suffi à justifier une arrestation à Cincinnati dès ce même jour. Les enquêteurs ont ensuite mis la main sur des échanges tenus sur Signal, une application de messagerie chiffrée sur téléphone. Plusieurs individus y discutaient explicitement des modalités d’une attaque contre l’événement. L’analyse de l’iPhone d’un suspect a permis d’identifier au moins 23 utilisateurs actifs dans ces conversations. Ces mêmes échanges révélaient que certains participants avaient prévu de se retrouver à Fredericksburg, en Virginie, les 12 ou 13 juin pour finaliser les préparatifs.

« Élites capitalistes » et financeurs de l’AIPAC

L’un des suspects a précisé aux enquêteurs la nature des cibles visées : les « élites capitalistes », les « milliardaires » et les responsables politiques recevant des financements de l’AIPAC. Ce lobby américano-israélien, parmi les plus puissants de Washington, verse des contributions à des candidats des deux grands partis. Plusieurs des personnalités présentes ce soir-là à la Maison-Blanche figurent parmi ses bénéficiaires habituels.

L’enquête a mobilisé au moins 12 bureaux régionaux du FBI à travers le pays. Cinq personnes ont été placées en garde à vue. Le chiffre pourrait augmenter : 23 individus demeurent dans le champ des investigations. Kash Patel, directeur du FBI, a déclaré : « Grâce à l’action rapide du FBI, de nos partenaires et du département de Justice dans une opération multi-États, plusieurs personnes sont désormais en garde à vue et les attaques présumément planifiées ont été stoppées net. » Le dispositif de sécurité avait été porté au niveau maximal bien avant le jour de l’événement.



L'Essentiel de l'Éco est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire

Publier un commentaire